Le patrimoine du canton est particulièrement riche, en particulier de par sa proximité avec la ville de Bordeaux, dont la plupart des grandes familles avaient une maison d’été dans la ceinture verte des environs.

Nous présenterons successivement :

- les châteaux et belles demeures

- les maisons basses

- les moulins, lavoirs, puits…

- l’église et le cimetière figurent dans la rubrique : vie religieuse.

- les écoles dans la rubrique : population.

Qu'est-ce qu'un monument historique ?

Les édifices désignés comme monuments historiques sont les « immeubles dont la conservation présente, au point de vue de l’histoire ou de l’art, un intérêt public » (loi du 31 décembre 1913).
Il existe deux niveaux de protection :
- le classement comme monument historique qui est le plus haut niveau de protection,
- l’inscription simple au titre des monuments historiques (autrefois appelée « inscription à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques »).

Le classement d’un bâtiment aux monuments historiques concerne l’extérieur de l’édifice, l’intérieur et ses abords. La loi impose le droit de regard sur toute intervention envisagée à l’intérieur d’un périmètre de protection de 500 mètres de rayon autour des édifices protégés. Le classement peut s’appliquer à des monuments, mais aussi à des jardins et à des objets mobiliers présentant un intérêt historique : orgues, cloches, armes, tableaux…
Un immeuble classé ne peut être détruit ou déplacé même en partie, ni être l’objet d’un travail de restauration, de réparation ou de modification quelconque si le Ministère des Affaires Culturelles n’a pas donné son consentement. C’est un régime d’autorisation. Le classement ne vise pas à geler un site ou un édifice dans un état donné, mais à contrôler son évolution pour préserver son caractère et son intégralité.

Pour plus d'information consulter le site du ministère de la culture : http://www.culture.fr/Ressources/Moteur-Collections/Autres-focus/Institutionnel/Les-100-ans-de-la-loi-relative-aux-monuments-historiques

Ce canton possède un patrimoine important de châteaux et de belles demeures et les habitants ont la chance de pouvoir en visiter la plupart. Certains sont menacés par l’usure du temps et demandent un sérieux effort de sauvegarde.

Nous vous proposons de les découvrir dans leur grande variété , mais tout d’abord précisons les termes employés à leur sujet.

Bourdieu : Un bourdieu dans la région – bordiu en gascon - est connu dès le 13ème siècle pour désigner un bâtiment associé à une fonction viticole. On peut le rapprocher des maisons de campagne construites au 17ème siècle en pays bordelais : « long corps de logis composé d’un pavillon central à trois niveaux flanqué de deux ailes à étages dont les parties extrêmes, marquées par ces chaînes à bossage saillant, étaient elles-mêmes en ressaut sur les deux façades. Le décor, plus récent, devait être réalisé en pierres de taille plaquées sur une partie des murs plus anciens en mœllons, le reste étant recouvert d’un enduit blanc à la chaux… Les pièces en haut comme en bas étaient très grandes, pas de chauffage mais de très grandes cheminées. La propriété était entourée d’un grand terrain où poussaient de nombreux arbres, cerisiers, noyers, gros chênes et un gros magnolia… » (Alain Tridant, Château Dillon, Publications du GA.H.BLE, 1998, p. 39).

Chalet : mot de Suisse romande, de cala abri.
De la cabane d’alpage en pierre sèche ou en bois où l’on fait des fromages, on passe à une habitation alpine trapue, à galeries et toit débordant, puis à une villa ou habitation de même silhouette en matériaux rustiques, souvent à balcons et lambrequins, ornement en bois ou en métal, bordant un auvent en bois découpé (Grand dictionnaire encyclopédique Larousse, 1982).

Chartreuse : d’un couvent de chartreux, on est passé au sens un peu vieilli d’une petite maison de campagne isolée, mais aussi localement une maison de style classique en pierre blonde de Gironde, typique du bordelais ( Grand dictionnaire encyclopédique Larousse 1982).
« Une chartreuse en région bordelaise est une maison de campagne « bâtie par des aristocrates à l’écart des bruits de la ville » (Albert Rêche, Bordeaux et ses vignobles, Beautés de la France n° 72, Larousse, 14 mars 1977), parallèlement au développement de la culture de la vigne, à partir de la fin du 17ème siècle. Elles sont en général sans étage et ouvrent sur une terrasse et un jardin ; leur pavillon central est marqué par un léger ressaut avec un fronton en façade » (Alain Tridant, Château Dillon, Publications du GA.H.BLE, 1998, p. 49).

Château : du latin castellum forteresse, diminutif de castrum camp.
C’est au départ une habitation seigneuriale ou royale (au sens de palais), une demeure féodale fortifiée, défendue par un fossé, des murailles et des tours (au sens de château-fort), puis une grande et belle maison de plaisance à la campagne. Dans le Bordelais, suivi d’un nom propre et avec majuscule, ce mot désigne une maison même modeste et ses vignes attenantes qui produisent un grand cru de vin. (Grand dictionnaire encyclopédique Larousse 1982).
« Un château désigne dans le Bordelais toute propriété dont l’exploitation viticole dispose d’une installation de vinification autonome et d’un territoire parfaitement cadastré ; petit à petit, le terme a été identifié et s’est substitué à celui de cru (du verbe croître) ; le mot était déjà utilisé au milieu du 14ème siècle et désigne la production viticole proprement dite - et par extension le terroir – du domaine concerné. De ce fait, la propriété peut très bien ne pas être dotée d’un château de pierre, au sens architectural du terme, et se contenter d’une simple demeure rurale, voire ne comprendre aucune construction. Il y a aujourd’hui 5 000 « châteaux » dans l’aire bordelaise d’appellation contrôlée » (Alain Tridant, Château Dillon, Publications du GA.H.BLE 1998, p. 49).

Clos : latin médiéval clausum espace clos. Parcelle cultivée et fermée de murs ou de haies, près des maisons. Se dit notamment en parlant d’une vigne. Par extension, demeure entourée de clôtures. Un lieu-dit de la commune de Blanquefort, proche de l’église, porte ce nom.

Demeure : maison généralement belle ou importante.

Domaine : terre possédée par un propriétaire, un domaine vinicole peut désigner un château ou un clos.

Pavillon : petite maison dans un parc ou un jardin.

Villa : du latin villa = maison de campagne.
Le sens le plus connu est sans doute celui de maison de plaisance située dans un lieu de villégiature, mais on l’emploie aussi dans le sens d’une maison individuelle située en banlieue, en général plus luxueuse qu’un pavillon. Dans l’antiquité romaine, c’est un domaine rural ou une riche demeure de villégiature (Grand dictionnaire encyclopédique Larousse, 1982).

Henri Bret.

Au cours du 19ème siècle, les riches Bordelais, propriétaires de domaines aux environs de Bordeaux, rivalisaient entre eux. Ils avaient des vignes qui leur rapportaient de bons revenus, ils vivaient l’été dans leurs « résidences secondaires » et cherchaient par l’originalité de leurs aménagements à marquer les esprits de leurs visiteurs.

Parmi ces marqueurs sociaux, on retrouve la grandeur et la beauté de la demeure, la majesté du portail, le vivier si un cours d’eau est proche, parfois une vacherie, une serre, un jardin et sans doute le plus impressionnant un parc constitué d’essences rares et exotiques.

Texte d'Henri Bret.

Le nouveau PLU 3.1 de la Métropole de Bordeaux.

Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la Communauté Urbaine de Bordeaux (La Cub) avait succédé au Plan d’Occupation des Sols (POS) en juillet 2006. De réglementaire le document d’urbanisme est devenu stratégique. Depuis, le PLU a fait l’objet d’évolutions dans le cadre de procédures de modification et de révision simplifiées. Cette procédure doit tenir compte à la fois du contexte local (notamment révision du SCOT en cours) et des récentes évolutions législatives. Ainsi le PLU de la Cub doit intégrer le PLH (Programme Local de l’Habitat) et le PDU (Plan des Déplacements Urbains) et deviendra le PLU 3.1. La décision d’engager une révision générale du PLU a été adoptée par le Conseil de Communauté le 24 septembre 2010 et le 15 novembre 2010 : lancement de la première révision du PLU 3.1.

Les communes de notre secteur d’études concernées par ce PLU font partie de la Métropole de Bordeaux. C’est de cette volumineuse étude que sont tirés les articles suivants qui seront référencés « PLU 3.1 en 2015. »

Un article par type de protections patrimoniales citées au PLU 3.1 :

  • bâties des châteaux 
  • bâties des maisons bourgeoises  
  • bâties des échoppes et maisons  
  • bâties des édifices religieux 
  • bâties des édifices agricoles  
  • bâties et/ou paysagères des moulins à eau  
  • bâties et/ou paysagères des lavoirs 
  • des arbres isolés 
  • et les continuités paysagères

En 1778, dans l'arsenal de Rochefort sur une cale de construction proche de la Corderie Royale, l'hermione était mise en chantier.

Navire de plus de 65 mètres de longueur hors tout, doté d'une voilure de 1500 m2 répartie sur trois mâts, l'Hermione fut construite sur les plans de l'ingénieur Chevillard Aîné.

Elle faisait partie, avec la Courageuse, la Concorde, et la Fée d'une série de quatre frégates mises en chantier à Rochefort.

Appartenant à la catégorie des frégates dîtes légères, caractérisées par leur vitesse et leur maniabilité, l'Hermione était équipée de 26 canons tirant des boulets de 12 livres, d'où son nom de "frégate de 12".

Longue de 44,20 m, large de plus de 11m, la frégate nécessita 11 mois de travail pour des centaines de charpentiers, forgerons, perceurs, vloueurs, calfats, ...., bagnards, ... pour un total de plus de 35 000 journées de travail.