Le vin.

Le village était habité par de nombreux petits propriétaires.

On faisait sa vigne soi-même. On possédait quelques « journaux » ici et là.

Même les commerçants avaient de quoi boire « mal an, boun an ». Celui qui n'avait pas un arpent de vigne vendangeait chez tous les voisins, puis ils attendaient le signal donné par le tambour du garde-champêtre : « On pouvait grappiller ».

Muni d'un bayot, on passait dans chaque rang de vigne, et on ramassait les grappes oubliées et « les reverdons ». Tant et si bien que l'on arrivait à faire une délicieuse piquette.

Parfois, on réussissait une rapière, sorte de petit vin très pétillant. On ne grappille plus mais on boit souvent du vin qui n'est pas naturel.

Texte extrait de : Macau et quelques uns de ses enfants. Macaou e caouque-zun dé sous gouillats. Mme H. M. Duviller, 1985.