Epoque gallo-romaine.  

 Le Moulin du Thill (Thil, Til).

Désignation : Inscription.

Conditions de la découverte : Remplois dans les murs du moulin du Thill. Découverte en 1953.

Présentation sommaire : Deux plaques en marbre avec inscriptions funéraire. La première « taillée pour s'appliquer à un mur arrondi », est grossièrement de forme rectangulaire (long. : 0,44 m, haut. : 0,18 m, ép.:0,03 m) et percée de trois trous de fixation. Elle fut remployée anciennement et porte deux inscriptions distinctes : la plus ancienne, en beaux caractères, sur sa face concave et la plus récente, en caractères postérieurs, sur sa face convexe.

Face concave :  Ti(berius) Monnius / sal(ve), val(e), Ti. F(ilius).

Face convexe :  C(aius) Ninnius C(aii) l(ibertus) Tertius / v(ivus) Cn(eius) Epidius G(aiae) l(ibertus) Quartio / v(iva) Naevia G(aiae) l(iberta) Salvia.

La seconde, de forme rectangulaire (long. conservée : 0,45 m, haut. : 0,305 m, ép. : 0,04 m), avec deux trous de fixation, est cassée à droite : D(is) [M (anibus)] / Matrilius Sabin[us ou ianus] / sibi et Crobul(a)e, <q>uae et [---] / Cyriac(a)e, coniugi, et Aet[---] / Severae, Viatrici et Sau[---] [et] / libertislibertabusq[ue suis (?) posterisque] / eorum. H(oc) M(onumentum) [H(eredem) n(on) s(equentur)] ou H(uic) M(onumento [D(olus) M(alus) A(besto)].

Datation : Époque antonine ou sévérienne.

Lieu de conservation : Musée lapidaire de Bordeaux.

 

 Le Poujau de la Chapelle (Le Pujeau de la Capelle).

Désignation : Construction (habitat ?).

Conditions de la découverte : Première mention dans la première moitié du XIXe siècle (1849-1850) puis régulièrement par la suite jusqu'à la destruction du site en 1891. Des fouilles furent alors réalisées de janvier à mars 1891.

Présentation sommaire : Occupation gallo-romaine établie dans une boucle de la Jalles, entre les moulins de Gajac et du Thil. Les découvertes sont anciennes et souvent sommairement présentées. Elles se résument à des fondations en petit appareil accompagnées de « gros fragments de briques à rebords, d'un grain fin, rouges, pour toitures » et de « tuiles de recouvrement pour être posées sur deux briques à rebords imbriques [...] ». Le reste du mobilier est composé de « fragments de poteries antiques » non décrites, « des restes d'auges tumulaires » (?) et d'une petite monnaie en bronze probablement à l'effigie de Dioclétien. Si les auteurs font quelques confusions dans le matériel recueilli sur place, tous, à l'exception de M. Durand en 1851, sont unanimes pour reconnaître que les fortifications établies sur le site sont postérieures à l'occupation gallo-romaine : « le Pujeaufut-il habité sous les Romains ? [...] très probablement [...] mais on avait encore élevé ni la motte ni les remparts du camp ». La nature de la construction antique n'est pas clairement définie. Le mobilier semble cependant trop pauvre pour envisager une villa.

Datation : Fin IIIe-début IVe siècle à partir de la monnaie. Les autres éléments ne sont pas datables.

Lieu de conservation : Inconnu.

 

 Inconnu.

Désignation : Construction (?).

Conditions de la découverte : Inconnues, en décembre 1967.

Présentation sommaire : Mise au jour d'une tuile à rebords dans un contexte inconnu. Elle porte l'estampille incomplète de MerulaToutissae.

Datation : Haut Empire (Ier siècle ap. J.-C.)

Lieu de conservation : Collection Lacaze (?).

Texte extrait de la thèse universitaire de Doctorat, « Les rivages de l'estuaire de la Gironde du Néolithique au Moyen Âge », Didier Coquillas, Université Bordeaux III, 2001, tome II-1.