Le château Saint-Ahon d'hier et d'ajourd'hui

Au XIVe siècle, la maison noble de Saint-Aon est citée dans divers documents du 1302, 1341, 1343.

Une chapelle fut édifiée sur le domaine, son acte de fondation date de 1343.

Du XVIIe jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, le domaine appartint aux Secondat de Montesquieu.

Le château fut démoli à la révolution. En 1820, la chapelle étant totalement en ruine et désaffectée, le conseil municipal de Blanquefort décida de récupérer les pierres pour la construction d’un pont à Caychac, le reste de la démolition servant à l’empierrage de la route. En 1873, un nouvel édifice avec ailes et pavillons parfaitement symétriques fut édifié par l’architecte Alphonse Blaquière, avec un très agréable jardin. Son style Louis XIII alterne briques et pierres, mettant en valeur les toitures en pavillon et les hauts conduits des cheminées.

C’est une chartreuse bordelaise classique avec un pavillon central à étages et d’un pavillon élevé à l’extrémité de chaque aile latérale. En 1941, les propriétaires firent volontairement démanteler ces deux pavillons, afin d’empêcher l’installation des troupes allemandes d’occupation. Seuls le pavillon central et les ailes ont été restaurés à partir de 1960.

Le château est aujourd’hui classé « Monument Remarquable ».

En 1985, le Comte et la Comtesse Bernard de Colbert, descendant direct du célèbre ministre des finances du roi Louis XIV, deviennent les 67e propriétaires du château Saint Ahon et de son vignoble de 50 ha.

Depuis 2003, Nicolas et Françoise Chodron de Courcel, leur fille et gendre, exploitent les vignes de la propriété, se composant à 60 % de Cabernet Sauvignon, 30 % de Merlot, 10 % de Cabernet Franc et de Petit Verdot. La vigne est plantée sur une terre reposant sur un lit d’alios à 1,50 m, qui produit un cru bourgeois Haut-Médoc, vin très plaisant, de belle robe et de bon goût.

 

 Saint-Ahon-hierSaint-Ahon