La voirie en 1745.

1745. À la route la plus ancienne pour accéder à Bordeaux, celle de Saintes à Blaye, que relayait la voie d'eau de la Gironde et de la Garonne, s'ajouta, vers 1745 seulement, la route des postes par Poitiers, Angoulême, Barbezieux, mise en état par Tourny, et qui aboutissait à Saint-André-de-Cubzac où il fallait passer la Dordogne par bac pour aboutir au passage de Lormont ou au « Trajeyt » de La Bastide. Ces difficultés ne disparaîtront qu'au 19ème siècle par la construction du pont de Pierre et l'ouverture de l'avenue Thiers (1822-1830) et par celle des ponts de Saint-André-de-Cubzac (1839 et 1883).

1750. M. de Tourny, intendant de la Guyenne, après avoir obtenu un arrêt du Conseil d'Etat (13 octobre), fit faire la chaussée qui traverse le marais de Blanquefort. En effet, lorsque la jalle débordait, le marais était couvert d'eau et les communications avec le Médoc interrompues par voie de terre (abbé Baurein).

Paul Duchesne, La chronique de Ludon en Médoc, Rousseau frères, Bordeaux, 1960, p. 104.