Patrimoine

Introduction au patrimoine.

Le patrimoine communal est  riche, en particulier de par sa proximité avec la ville de Bordeaux, dont la plupart des grandes familles avaient une maison d’été dans la ceinture verte des environs.

Dans la rubrique patrimoine, nous trouverons :  les châteaux et belles demeures, les maisons basses ou médocaines, les moulins, lavoirs, puits, parcs et cheminements…

Le Haillan et le PLU 3.1.de la Métropole.

Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la Communauté Urbaine de Bordeaux (La Cub) avait succédé au Plan d’Occupation des Sols (POS) en juillet 2006. De réglementaire le document d’urbanisme est devenu stratégique. Depuis, le PLU a fait l’objet d’évolutions dans le cadre de procédures de modification et de révision simplifiée. Cette procédure doit tenir compte à la fois du contexte local (notamment révision du SCOT en cours) et des récentes évolutions législatives. Ainsi le PLU de la Cub doit intégrer le PLH (Programme Local de l’Habitat) et le PDU (Plan des Déplacements Urbains) et deviendra le PLU 3.1. La décision d’engager une révision générale du PLU a été adoptée par le Conseil de Communauté le 24 septembre 2010 et le 15 novembre 2010 : lancement de la première révision du PLU 3.1.

 3 châteaux sont cités au PLU 3.1 de 2015.

Les protections patrimoniales bâties des maisons bourgeoises, échoppes, édifices religieux, des édifices agricoles et des lavoirs ne concernent pas la commune.

Le sauvetage d’une borne.

Une association a permis de sauver un vestige seigneurial du 18ème. Francis Chassagnac et ses amis de l’association Le Haillan Généalogie Histoire avaient, en 2011, attiré l’attention du maire Bernard Labiste sur l’existence d’une borne seigneuriale au lieu dit des Boucheries, sur un terrain de la zone industrielle envahi de ronces. Cet ouvrage avait été implanté en 1767 avec trois autres de ses semblables maintenant disparues. Elles étaient à la limite de Mérignac aux lieux dits Planquede-Malle, Catros et la Morandière et, comme on le suppose, pour remplacer de plus anciennes qui auraient été posées après 1525, lors de l’achat par la Ville de Bordeaux de la seigneurie de Veyrines.

Ces quatre bornes étaient gravées Thil côté Haillan, en référence au seigneur du Thil, et de trois croissants disjoints côté Mérignac représentant la jurade de Bordeaux dont dépendait la baronnie de Veyrines. Pour sauvegarder cette dernière borne, il aura fallu deux ans de tractations diverses de la mairie auprès du président des affaires culturelles d’Aquitaine, du propriétaire du terrain, de Gaz de France, etc. La borne a été arrachée avec beaucoup de précaution, le 30 juillet dernier. Elle pèse environ 2 tonnes pour 3 mètres de hauteur, dont la moitié enterrée. Elle sera replantée dans le nouveau parc du Ruisseau, en cours de réalisation, entre les deux premiers cours d’eau avant leur jonction près de l’avenue de la République ; elle ne sera pas très éloignée de son implantation d’origine, dans ce secteur du Haillan limitrophe de Mérignac. Ce sauvetage aura été une satisfaction pour l’association dédiée à la mise en valeur et la protection du patrimoine historique et culturel de la commune. Elle a publié plusieurs ouvrages sur l’histoire du Haillan et de ses habitants de 1867 à nos jours sur des thèmes aussi divers que variés que l’élevage, la santé, la Belle Époque, le sport, le tramway, les récits des anciens…

Article du journal Sud-ouest du 26 septembre 2013, Daniel Duclos.

Les portails.

Ce sont les entrées parfois monumentales des propriétés comportant une porte de grande dimension.

En architecture et construction, une porte (11ème siècle, du matin porta) est une baie, une structure (en bois ou métallique), dans un mur, permettant d’entrer, ou de sortir d'un domaine, d'un édifice ou pour circuler dans ses pièces. Dans de nombreuses régions, l'entrée des fermes ou demeures disposant d'un jardin, est marquée par l'existence d'un portail monumental. S'il est en fer, il est encadré par de piliers en pierre grise sculptés ou maçonnés.

Le travail de ferronnerie est, souvent, particulièrement riche. S'il est en bois, il peut être intégré au bâti ou disposer d'un toit indépendant le protégeant.

Cet article attend vos photographies.

Les Balades possibles.

Créée tardivement, le 9 mars 1867 par décret de Napoléon III, la commune du Haillan a su préserver l'équilibre entre un urbanisme contemporain et des espaces de verdure où l'on se plait à admirer les bourdieux, ces belles propriétés agricoles de la haute bourgeoisie bordelaise.

* Le parc de Bel Air, sa fontaine et le château des Girondins.

Sur près de 5 ha, à deux pas du centre-ville, le parc de Bel Air est un lieu de promenade et de loisirs comprenant une aire de jeux et un city stade. La propriété a une longue histoire : lieu de bataille entre les Anglais et les Français pendant la Guerre de cent ans, magnifique domaine agricole au XVIIIème siècle, entrepôt de munitions allemandes durant la Seconde Guerre mondiale. Propriété agricole à l'abandon et rachetée par la ville de Bordeaux en 1963, elle accueille, depuis les années 1980, le centre d'entraînement et de formation du Football-Club Girondins de Bordeaux.

* Le parc de la Luzerne.

Ce parc boisé de 2,5 ha a été créé selon les règles du développement durable : les végétaux plantés, des espèces locales, ainsi que la pelouse rustique, nécessitent peu d'arrosage. Les aménagements, bancs et bains de soleil, sont faits de matériaux naturels et s'intègrent parfaitement dans l'environnement. De l'ombre, du calme, des chemins pour la promenade... L'idéal pour un pique-nique !

* Les bois du Haillan.

La commune possède de nombreux bois et espaces verts : la forêt de Bel Air, le Bois de Menespey (l ,25 ha) et le Bois de Déhès (5 ha), idéals pour se balader en toute tranquillité au contact de la nature.

* La zone des sources.

Au nord de la commune, le bassin versant de la Jalle de Blanquefort est le principal réservoir d'eau potable de La Cub. Cette zone des sources (Bois de Déhès, Moulin du Moulinat,

Jallepont, Bussac) fait partie de la « coulée verte » de la Jalle. Elle est constituée de cultures peu intensives, de prairies humides, de maraîchage, de marais, d'étendues d'eau, de massifs forestiers et de buissons importants. Au sein d'un milieu presque entièrement urbanisé, cet espace singulier, du fait de son isolement et de la qualité des milieux naturels en présence, est une zone refuge pour des espèces rares et protégées. De nombreux relevés faunistiques et floristiques témoignent de sa grande richesse écologique.

Visites guidées toute l'année sur réservation entre 9 h et 18 h du lundi au vendredi. Contact : Cistude Nature

* La piste cyclable de Bordeaux à Lacanau-Océan.

Réalisée sur le tracé de l'ancienne voie ferrée reliant Bordeaux à l'Océan, elle traverse le nord de la commune d'est en ouest, séparant la coulée verte (bois de Déhès et zone des Sources) du lotissement Parc Sainte-Christine.

Source : plaquette de 28 pages « L’été des Jalles » éditée par la CUB (Communauté Urbaine de Bordeaux) en 2012.

Le premier bel été du parc du Ruisseau.

Inauguré à l’automne, le cheminement qui longe le ruisseau, joliment équipé et mis en valeur, a été adopté par les riverains qui apprécient la balade au calme. La balade, tout près de la ville mais à l’abri de ses tracas, est appréciée des riverains. La circulation des voitures s'agite tout près de là, à quelques dizaines de mètres à vol d'oiseau. Mais le piéton n'a pas d'ailes. Alors, quand il engage ses pas dans le parc du Ruisseau, un couloir de quiétude et de découvertes de 2 kilomètres s'ouvre à lui. La jalle y apporte sa fraîcheur et ses gargouillis ; les fonds de jardins exposent leurs pommiers, poiriers, pruniers et cerisiers : la nature y est en grande forme en cet été mi-pluie/mi-soleil.

C'est aussi le premier été du Parc du ruisseau, inauguré en novembre 2013. Le projet, porté par la ville du Haillan depuis 2004, est « situé au dans le cœur du bourg dans un environnement en forte mutation », expliquent les concepteurs. « Il répond à une demande d'espaces de promenades et de loisirs qui a augmenté avec la densification progressive du tissu urbain et le développement de l'habitat collectif », insistent-ils. Ainsi le parc du Ruisseau s'inscrit dans la politique de maillage des quartiers en voies de circulation douces.

Porté par l'Agenda 21 du Haillan, et en particulier par l'élu de la précédente équipe municipale Bernard Lacoste, et par la chargée de mission Annabel Albrech, ce parc linéaire (il suit le ruisseau) est décrit par ses concepteurs comme « un écrin de nature en ville qui participe à la protection et au renforcement du rôle écologique du ruisseau », lui-même élément du réseau des Jalles.

Un mot rare et savant caractérise les lieux : la ripisylve. Le terme qualifie un corridor végétal qui encadre le ruisseau. Ici, il est composé d'arbres, souvent des vergnes, parfois très anciens, et de nombreux cornouiller, noisetier, viorne, prunus. Cet ensemble végétal a pour effet de maintenir la berge même lors de crues. Les spécialistes considèrent cette ripisylve comme étant particulièrement belle.

Le choix de l'aménagement a été un traitement « naturel », avec des apports qui s'intègrent à un environnement champêtre de fonds de jardins. Des éléments métalliques, à l'aspect rouille (la corten), ont été déclinés soit en signalétique, soit en mobilier (bancs, poubelles…), soit en ponts et portes. Une aire de jeux a fait appel à des madriers à la manière d'une construction enfantine… géante. Des cubes embrochés sur une tige présentent les espèces végétales et animales susceptibles d'être rencontrées. Ailleurs, les élèves du lycée horticole du Haillan ont réalisé des « hôtels à insectes ». Pour les humains, une boîte à lire a été installée.

Plusieurs jolies passerelles, en bois et métal, franchissent le ruisseau. La balade se termine par l'arrivée le long d'un maraîcher qui témoigne de l'histoire de la commune et s'attache à prouver que l'agriculture peut, et doit, avoir sa place en ville. Ne serait-ce que pour éviter les moyens de transports coûteux en énergie, en désagréments et néfaste à la qualité des légumes.

Six jeunes Haillanais, encadrés par un animateur du service jeunesse et un agent technique, ont participé au nettoyage des abords du ruisseau.

Du métal gravé apporte les explications ; des passerelles permettent de franchir le ruisseau ; des jeux ont été créés de manière à s’intégrer le plus discrètement possible ; des cubes décrivent les espèces ; un composteur collectif a été installé pour les riverains.

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L'opération a été conçue par Clothilde Rousselot, de l'agence AVEC. La maîtrise d'œuvre du projet a été assurée par Sabine Haristoy, architecte-paysagiste et Sandrine Mercurio, architecte.

À la ville du Haillan, sont intervenus Nicole Artaxet, paysagiste et responsable du centre technique, et Gilles Capot, responsable du service urbanisme et développement économique.

Article du journal Sud-ouest du 20 août 2014, Hervé Pons.

Le moulin du Moulinat.

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« Adorable petit moulin de conte de fée qui enjambe un bras de jalle avec beaucoup de charme. Acheté en 1363, Moulinat était sous la « directe » du chapitre de Saint-André de Bordeaux. Actuellement, il appartient à la Communauté Urbaine de Bordeaux et est équipé d’une pelle hydraulique servant à l’irrigation. Il est en très mauvais état, une restauration urgente s’impose pour éviter sa destruction. Près de ce lieu agréable, l’association Cistude Nature s’est installée dans un bâtiment datant des années trente. » Source : Le Patrimoine de Saint-Médard-en-Jalles, mai 2012, n° 35.

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Nous connaissons les propriétaires du moulin du Moulinat dès 1354 et ses caractéristiques techniques en 1844 :

Dates

Références

Observations.

1354

G Sup n° 64

Procès par le Chapitre St André au sujet du Moulinat.

27.12.1363

G524

Bertrand Bonnafous chanoine de St André acquiert du sieur de Budos exporle et rente du Moulinat

20.12.1389

G524

Bertrand Bonnefon chanoine de St André lègue au chapitre 12 deniers d’exporle et 10 livres de cens sur le Moulinat.

23.3.1424

G413

Arnaud de Saint Avit reconnaît le Moulinat ;

2.3.1507

G Sup n° 64

Voir 26.2.1633

Exporle consentie par demoiselles Anne de Jonqière épouse de Jean de Makanan et Trenquine Dagens en faveur du chapitre St André. 2 meules (écrit au XVIII°)

6.9.1591

Voir 26.2.1633

 

21.4.1593

AHG n° 16. Registre des Clercs de Bordeaus, f° LXXI et suivants.

De Mulet Propriétaire.

26.2.1633

G413

Anne de la Touche veuve de Pierre Lafourcade et épouse de Jean Robert cons. du Roi reconnaît le Moulinat au Chapitre St André. Déjà reconnu par Anne Junqueyres Trinquin d’Azen épouse de Johan de Macanan et Anne de Ségur cohéritière de Marguerite de Junqueyres le 2.3.1507 et par Gratian de Mulet 6.9.1591.le

25.2.1652

3E28176

François Bigerre bourgeois et M° cordonnier à Bordeaux et Jean Guirault « le Mignon » laboureur à Eysines comme fermier de Jean de Lafourcade écuyer sous afferment pour 3 ans à Pierre Andron « Camerouge » meunier à Eysines. 2 meules

3.12.1653

3E9755

Bail par Dlle. Anne de la Touche veuve de Jehan Robert à Pierre Miqueau.

(Voir aussi 8.10.1654 3E11755)

15.2.1701

3E28216

Jean et Arnaud Martin père et fils laboureurs à Eysines sont meuniers au Moulinat et sous afferment pour 6 ans à Simon Gauthier le moulin neuf à Saint Seurin.

12.6.1708

3E2580

Bail par François Cazaux de Nattes à Charles Bernard et Amaty Teyssié du Taillan pour 9 ans.

12.9.1709

3E2580

Bail par François Cazaux de Nattes à Pierre Carles pour 3 ans.

25.6.1740

12B516

Michel Michelet, procureur d’office de la juridiction d’Eysines contrôle le Moulinat. 2 meules montées au point rond, Marie Brun x Arnaud Lestage meunier et fermier du moulin depuis « fort peu de temps ». Il perçoit 1/12 au lieu de 1/16, la mesure n’est pas marquée du sceau de la ville. Elle est saisie.

14.12.1750

         3E12174

Goudes de la Goudalie (semble être Cazaux de Nates) vend à François de Cursol

1782

3E28272

Mme de Cursol (ou Carsol) prop.

Pierre Vincent meunier.

22.5.1844

 

Ordonnance du Roi portant règlement pour les moulins de la Jalle de Blanquefort. Héritiers Petit-Delfau propriétaire

 

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    moulinat-4moulinat-3            

 

 

             

                                 

 

 Contrat de prise à ferme de 1739.

Procès verbal du 1° juin 1739 chez M° Thévenard notaire à Saint-Médard. Arnaud Lestage, meunier, prend à ferme le moulin du Moulinat.

Aujourd’hui premier du mois de juin mil sept cent trente neuf après midi par devant le notaire royal en Guyenne soussigné et témoins bas nommés a été présent messire François de Cazaux baron de Nattes (François Cazaux de Nates est seigneur de Gajac) écuyer… capitaine du régiment Dauphin Infanterie et pensionné du Roy habitant de la ville de Bordeaux rue Porte Dijaux paroisse Puy Paulin lequel de sa bonne volonté a donné comme il donne par les présentes à titre de ferme à Arnaud Lestage meunier habitant de la paroisse d’Eysines présent et comptant (?) savoir est le moulin appelé de Moulinat situé en la paroisse d’Eysines au dit sieur de Cazaux appartenant tournant à deux meules pour en jouir par le dit Lestage au dit titre de ferme pendant l’espace de cinq années qui ont commencé ce jourd’hui et finiront à pareil et semblable jour dans l’année mil sept cent quarante quatre pendant lequel temps le dit sieur de Cazaux promet et s’oblige de bien entretenir les bâtisses et couvertures d’icelui le tout en bon état et attendu que les pailles du dit moulin aussi bien que les rouets et autres au dit moulin (le rouet est une grande roue qui s’engrène dans la lanterne pour entraîner la meule) sont en bon état est convenu que le dit Lestage laissera le tout à la fin du dit bail dans le même état que le tout est à présent le tout neuf à quoi il a été aussi convenu par express, est aussi convenu que le dit Lestage pourra couper dans les possessions du dit sieur de Cazaux de la jaube (?) seulement pour son chauffage et le bois sec qu’il pourra trouver dans les dites possessions sans qu’il puisse couper aucun arbre à pied vert ni sec sans le seing ni consentement du dit sieur Cazaux à quoi il a été convenu par express et à l’égard du moulange qui sont à présent en totalité les quatre meules de l’épaisseur de trente six pouces le dit Lestage laissera le tout de la même épaisseur ou s’il y a de la diminution le dit Lestage paiera au dit sieur de Cazaux six livres par pouce et s’il y a de l’augmentation le dit sieur de Cazaux paiera au dit Lestage au même prix de six livres par pouce se réservant seulement dans le dit moulin la chambre qui est du côté du midi du dit moulin pour mettre les meubles que le dit de Cazaux voudra y placer comme aussi le dit Lestage laissera au dit sieur de Cazaux à la fin du dit bail les deux mathaux (?) dans le même état qu’ils sont à présent pesant vingt une livres une barre de fer de la longueur de deux pieds et demi lequel prix de ferme a été ainsi fait par le dit de Cazaux au dit Lestage pour et moyennant le prix et somme de deux cent livres chaque année payables par le dit Lestage au dit sieur de Cazaux quartier par quartier et à la fin dans chacun leur terme ne retardant l’autre à peine de tous dépens dommages et intérêts et à la fin du dit bail le dit Lestage laissera au dit sieur de Cazaux la libre possession et jouissance du dit moulin du Moulinat à peine de tous dépens dommages et intérêts et pour l’exécution des présentes les parties ont obligé tous leurs biens soumis à justice renoncé promis et juré ; fait et passé en la dite paroisse d’Eysines dans icelui moulin en présence de Guillaume Bouey vigneron et Jean Patrouilleau meunier habitant du dit Eysines témoin à ce requis qui avec le dit Lestage ont déclaré ne savoir signer de ce interpelés. Cazaux de Nates ; Thévenard.  Recherches de Michel Baron.

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