Population

La vie associative

La vie associative, dont les comités des fêtes sont une composante, a toujours tenu une place importante. Le Foyer des Jeunes et d'Éducation populaire est l'une des plus anciennesassociations de la commune. Regroupant des activités sportives et culturelles, elle estnée voici une trentaine d'années.

Au tout début, seul le judo était pratiqué ; vinrent ensuite d'autres sports (arts martiaux, tennis de table, etc.)Sur le plan culturel, le prêt de livres et le théâtre firentégalement partie des activités pratiquées. La danse teint une place importante durant denombreuses années. Séparée du F.J.E.P. depuis 1992, elle évolue sous le nomd'Arabesque. Par contre l'enseignement du piano date d'une vingtaine d'années.Longtemps, M. Delcan présida l'association. Depuis quelques années, Mme Treins en est présidente ; elle a apporté une activité supplémentaire, le jeud'échecs.

Au début des années 70, les Violets et Violettes constituent un groupe important de musiciens et majorettes ; ils s'entraînent dans la salle annexe dubar « Le Parempuyre » et animent toutes les fêtes sur la commune ; leur renommée s'étend bien au-delà puisque, en 1976 ils défilent sur les Champs-Élysées. En octobre 1977, l'association se scinde en deux, donnant naissance à

la Music Band Story. Composée de 30 musiciens, 10 majorettes et 8 « minirettes » elle participe à de nombreux concours fédéraux et nationaux. De 1978 à 1983, elle obtient les deuxièmes et premiers prix dans diverses villes de la région. Concerts, cérémonies officielles, animations de rues, organisation de concours sont à mettre à son actif jusqu'en 1986 où elle termine son palmarès avec un premier prix au concours fédéral. En sommeil depuis.

Au cours des années 75/85, les Éclaireurs et Éclaireuses de France sont très actifs, organisant les festivités de carnaval et créant le ciné-club. Leurs premières émissions radio à Parempuyre (Iguanodon) furent créées à l'Athénée. Les premières associations culturelles voient le jour au début des années 80.L'A.C.L.P. pionnière, organisait des conférences, des expositions et a repris le ciné-club des Éclaireurs.Elle s'est dissoute en 1992.

L'atelier Anne d'Aressy, pilier des Arts sur la commune (musique et peinture) s'est ouvert en 1985 ; il occupe la « maison aux pots de fleurs » sur la rue Durand-Dassier et une place importante dans le paysage culturel de Parempuyre. Le Club Loisirs a connu, il y a une quinzaine d'années, une très dense activité en organisant des repas dansants très fréquentés (plus de 100 adhérents). Le manque de salle adaptée à ses besoins a mis cette association en sommeil. Le Club Jeu de Rôles est né en 1986 par la volonté de très jeunes gens motivés par ce jeu dont ils ont, en 1989, donné un aperçu grandeur nature. De nombreuses associations sportives (arts martiaux, tennis, hand-ball, pétanque etc.) sont regroupées au sein de l'Office municipal des sports, créé en 1985. D'autres sont nées depuis, notamment la Gymnastique Volontaire. L'Association des Commerçants et Artisans de Parempuyre présente chaque année, dans le cadre des festivités d'automne, un défilé de mode très populaire et de qualité, organisé par les boutiques Evelyne, Maryse, avec la participation du magasin La grive Médocaine et de nombreux commerçants.

Un club photo, L'Œil Atout, fonctionne à l'Espace culturel ; il organise chaque année, le 1er dimanche d'Octobre, une bourse aux appareils photos attirant de nombreux exposants.

Enfin, la plus importante par le nombre d'adhérents, l'AGLASP Centre de Loisirs accueille les enfants et jeunes (mercredi, petites et grandes vacances) et gère le postet périscolaire en proposant des activités diversifiées ainsi que l'aide aux devoirs.

La majeure partie de ces associations se retrouvent au Comité d'Animation Communale, depuis 1988, pour participer aux animations de la commune. Cet organisme, semi-municipal, organise les fêtes (foraine de printemps, de la musique, 14 Juillet et la plus importante, Automne à Parempuyre, ainsi qu'un concert à Noël). Renouant avec le passé, le carnaval avec défilés de chars a été, durant quelques années, le clou de la fête du printemps.

Enfin, un Comité d'Echanges Culturels et d'Amitié, composé d'élus et de l'association Anne d'Aressy, a permis, en 1992, le départ en Argentine de nombreux Parempuyriens. De même, plusieurs groupes Argentins, danseurs, chanteurs, musiciens, ont séjourné chez 1'habitant et donné de fabuleux concerts devant plus de 700 personnes.

Un Foyer du 3ème âge fonctionne le mercredi après-midi au Vieux Logis. Il a sa sortie annuelle très attendue et son repas de fin d'année.Dans ce même lieu, l'association familiale « À l'aventure » créée récemmentpropose le mardi après-midi un atelier de couture.

Texte extrait : Parempuyre, sa mémoire, ouvrage collectif édité par le Comité d’animation communale de Parempuyre, 1995, p.93-94.

Les équipements culturels

Simultanément, en 1982, deux structures à destination culturelle sont en projet :

- un espace culturel,

- une maison des associations.

La première concerne l’achat d’un immeuble situé en plein centre, sur l’ancienne place portant ce nom.

L’espace culturel

Cet immeuble est très ancien ; composé d'un corps de bâtiment à l'étage et d'un simple rez-de-chaussée attenant, il a abrité, jusqu'en fin des années 70, un café-restaurant. La grande pièce contigüe fut longtemps une salle de bal. Georges Pompidou disait des cafés : « ils sont nos petites maisons de la culture ». La formule s'est vérifiée à Parempuyre ; en voici l'histoire : cet immeuble a toujours abrité un commerce, plus précisément un café. Successivement exploité par Jeanne Perrin, très populaire, M. Varaillon, M. et Mme Jean Hosteins, cet établissement a pris un nouvel essor à partir de décembre 1933 à l'arrivée des nouveauxoccupants M. et Mme Mirtain. Il prendra le nom de « Café-restaurant du centre ».

Vers 1935, équipé de l'électricité, il devient rapidement l'un des pôles d'intérêt de la commune. Chaque week-end, des bals, aux sons d'un orchestre bordelais, réunissent la jeunesse du canton, celle du Bouscat et de Bacalan. Ces rencontres hebdomadaires ont d'ailleurs été à l'origine demultiples unions. Régulièrement, étaient proposées, des séances de cinéma « itinérant » ou l'onvenait par familles entières. Des concerts et pièces de théâtre amateur font aussi salle comble. Repas de communion et de mariage, banquets d'associations ont contribué à développer larenommée, bien au-delà du village, du restaurant et de la cuisine fort appréciée de MadameMirtain.Les parties de cartes sont nombreuses au Café du Centre et le billard attire sur la communedes joueurs chevronnés de « bouchon », de « carambolage » ou « d'as au sept », jeux très prisés dans nos régions.

La fête du printemps - dimanche après Pâques - du quartier Gaillard attire sur la place du Centre (actuellement Rue Henri-Founeau) de nombreux forains avec leurs attractions ainsi que la foule des grands jours. Parempuyre dans son ensemble est en fête. L'immeuble restera un café jusqu'en 1982 date à laquelle il est acheté par la municipalité. Puis, en 1985, la rénovation du bâtiment est entreprise en deux tranches annuelles de travaux. Il accueille aujourd'hui la majeure partie des activités culturelles.

Bibliothèque

Gérée par un comité composé d'élus, de bénévoles et d'un agent administratif, elle ouvre ses portes le 2 décembre 1987. Au tout début, le nombre d'ouvrages mis à la disposition des lecteurs est bien faible.Heureusement, la Bibliothèque départementale de prêt qui a participé à l'équipement dulocal, effectue un dépôt d'un millier de livres et documents. Peu à peu et grâce à la dotation annuelle de la commune, le fonds s'agrandit jusqu'à dépasser les 5 000 ouvrages en 1994.

Les enseignants et les élèves des écoles primaires fréquentent régulièrement la bibliothèque, ce qui nécessite la présence de deux permanentes aux jours d'ouverture. De plus, une politique d'achat constante permet d'offrir au prêt un éventail d'ouvrages très large et régulièrement renouvelés. Les collégiens ont à leur disposition, pour leurs recherches, divers atlas, encyclopédies, documents techniques. Expositions et animations sont organisées plusieurs fois par an sur des thèmes d'actualité. La bibliothèque est également un lieu de rencontre où amateurs de lecture viennent échanger leur analyse des ouvrages empruntés.

École municipale d’expression artistique

Créée en 1988, cette école occupe la majeure partie de l'Espace culturel. Plusieursenseignements sont dispensés :

- la musique (piano, guitare, flûte à bec, percussions, synthétiseur et formation musicale)

- le théâtre (expression corporelle, création, travail de textes d'auteurs)

- les arts plastiques (dessin, peinture, sculpture).

Cette dernière activité se déroule au Point Jeunes, place du 14 Juillet, où se trouvent l'atelier et le four à émaux.La fête annuelle permet aux jeunes artistes d'exposer leurs œuvreset d’offrir un spectacle préparé avec soin tout au long de l'année.Un laboratoire équipé pour le développement des photos est en activité depuis le début del'ouverture de l'Espace culturel.

La maison des associations

Le rapport de présentation précise que, « afin de donner satisfaction à un grand nombre de personnes (adhérents des diverses associations sportives mais aussi culturelles), il y a lieu de procéder à l'édification d'un ensemble modulaire de construction traditionnelle et de bonne qualité que la commune a pu mettre sur pied après examen d'un certain nombre de formules ».

Inaugurée en janvier 1984, cette salle rend de grands services car elle est utilisée pour toutes les animations à caractère culturel (spectacles, concerts, réunions) de loisirs (lotos, bals, repas dansants) et social (bourse aux vêtements). Saproximité des habitations provoque pourtant des nuisances sonores quil'excluent, malheureusement, decertaines activités trop bruyantes.

De plus, les locaux dévolus jusqu'en 1992 au centre de loisirs ayant été incendiés, l'association adû se replier sur cette salle et l'occupe d'une manière permanente les jours et périodes de congés scolaires.

Elle reste toutefois la « Maison des Associations ». Toutes peuvent l'utiliser ponctuellement. Elle est cependant victime elle aussi d'un accroissement de la population puisque devenue trop exigüe pour contenir la foule que drainent certains spectacles dits « grand public ».

Une salle polyvalente permettant d'accueillir à la fois les spectacles culturels et manifestations de loisirs a été envisagée bien souvent au cours des vingt dernières années. Cependant, l'accroissement intensif de l'urbanisation en une décennie a contraint les élus à consacrer aux équipements scolaires la majeure partie des budgets annuels. Maintes fois évoqué, le projet setrouve toujours reporté.

Texte extrait : Parempuyre, sa mémoire, ouvrage collectif édité par le Comité d’animation communale de Parempuyre, 1995, p.72-74.

Les loisirs

Si l'on se réfère au plan de la partie du Mainede Gaillard (comprise entre les rues Henri-Founeau, Général de Gaulle et Durand-Dassier) on dansait à Parempuyre au début du XIX siècle dans la salle de l'auberge Seguin, peut-être même sur la terrasse, à l'ombre de l'ormeau. Nous savons peu de choses sur les loisirs du siècle dernier. Il est fort probable que, dans le bourg, le premier d'entre eux devait être la « causette » à la fraîche les soirs d'été. Chacun apportait sa chaise sur le pas de sa porte et racontait sa journée au voisin d'en face ou d'à côté, tandis que les enfants jouaient au ballon dans la rue. Il y avait les tes de quartier : Cheyton, Gaillard, Sarthe, Saint-Pierre et les foires (4 par an). Rentrer les foins, en s'aidant les uns les autres, battre le blé, tuer le cochon et, surtout, le temps des vendanges étaient prétexte à repas pris en groupe, assis sur des bancs devant de longues tables que l'on pouvait, aisément, dresser au milieu de la rue. Toutes les fêtes religieuses offraient aussi l'occasion de se réjouir. Vêtu de ses « habits du dimanche », après la grand' messe, chacun flânait un peu, les femmes par petits groupes attendaient, en papotant, leurs maris s'attardant au café.

Au cours de l'entre-deux-guerres, la commune connt une période très riche dans la mémoire des anciens du village. Laissons-les exprimer leurs souvenirs :

Parempuyre comptait bien sûr ses cafés qui furent souvent le centre de la vie sociale et des loisirs de la commune. Les distractions ne manquaient pas.La « te du bœuf gras » était une tradition. M. Lassere, le boucher, promenait dans toute la commune et les hameaux voisins, un magnifique bœuf enrubanné suivi de toute la jeunesse costumée. La plupart du temps, un accordéon et une batterie complétaient le cortège ainsi formé. Une aubade était donnée en priorité au domicile de M.le Maire puis dans chaque quartier.Les jeunes gens et jeunes filles recueillaient les dons offerts spontanément par la population. C'est ainsiqu'œufs, volailles, charcuteries, bouteilles de vin, crêpes, « merveilles » confectionnées par les maîtresses de maison, composaient le soir, le banquet qui réunissait les acteurs de cette journée de liesse. Un bal gratuit avec orchestre, offert par le boucher, clôturait ces festivités. Cette tradition est encore respectée de nos jours dans le Bazadais.

Tous les cafés du village avaient leur salle de bal et se faisaient concurrence tant par leur clientèle que par le sge des activités associatives. Qui ne se souvient de l'animation des premiers mois de l'année pour la pparation des fêtes de Carnaval. Dès le mois de janvier, jeunes filles, jeunes femmes et res de famille formaient des groupes de travail chez l'habitant mais surtout au café du Centre (Bibliothèque actuelle), pour confectionner, le soir, des fleurs en papier destinées à décorer les chars carnavalesques et préparer les costumes. De ces doigts agiles sortaient violettes, roses, glycines, nénuphars, branches de pruniers en fleurs tellement ressemblants qu'on les prenait le plus souvent pour des fleurs naturelles. Les hommes aussi étaient mis à contribution pour la conception et fabrication des chars.

Le grand jour arrivé, le cortège de six ou sept chars prenait la direction de Bordeaux afin de se présenter devant une dizaine de jurys dans les quartiers bordelais : Ravezies, cours du doc, place Picard, Saint-Michel, Nansouty, les Boulevards, etc. Mais le moment décisif était, l'après-midi, le passage devantle grand Jury de la place de la Comédie.

La concurrence était rude. Outre notre village, Eysines, le Vigean, Bègles, Libourne, Gradignan, Saint-Pierred'Aurillac rivalisaient d'originalité et d'adressepour emporter le premier prix, mais Parempuyre revintsouvent avec la récompense suprême. La foule bordelaise étaitdense et les applaudissements nourris au passage des chars. Lematin, les bordelais nous accueillaient chez eux pour un petitdéjeuner accompagné de friandises-maison. La convivialitéétait reine et la bonne humeur de rigueur.

Le comité des tes carnavalesques organisait aussi llection de la Reine et de ses demoiselles d'honneur. L'affluence était nombreuse ce soir-là dans la salle de bal car tous et toutes avaient droit de vote. L'après guerre a connu également de nombreuses distractions. La salle contigüe au bar « Le Parempuyre » recevait les bals de grandes fêtes (entre 1945 et 1952). M. Lautiery faisait (de 1952 à 1969) des séances de cinéma avec actualités et deux films. Les enfants y avaient égalementleur spectacle annuel de guignol.

Durant cette période, nombreux étaient les bals masqués avec prix. La société « Les Pâquerettes » uniquement composée d'éléments féminins donnait en cours d'année des concerts et assurait les soirées. Opérettes, comédies, drames, poèmes, chants et danses étaient interprétés par ces jeunes filles. De nombreux jeunes talents furent découverts et chaque spectacle faisait salle comble, honoré tout autant de la présence de la population locale que de celle des villages voisins.

L'ambiance festive qui régnait à Parempuyre a disparu hélas !... au début des années 60 avec l'arrie de la télévision dans les foyers.

Texte extrait : Parempuyre, sa mémoire, ouvrage collectif édité par le Comité d’animation communale de Parempuyre, 1995, p.91-92.

 

 

Souvenirs de Florimond

En 1905, deux octogénaires de la Palu de Blanquefort, Cadet et Cadiche racontent les travaux auxquels ils ont participé entre 1852 et 1864. Ce recueil parait en 1926 sous le nom de « Souvenirs de Florimond » dialogue en patois. Nous en avons extrait les vers les plus significatifs concernant Parempuyre : quelques-uns en patois nous permettent de savourer la langue parlée naguère encore dans la commune. La traduction est l'œuvre de M. Paul Benaben.

Cadiche : Diss doun Cadet, aban de mouri,

Bos qu'assagen de nous soubéni 7...

A nous aout dus ensémble

Troubren à dide caoucarré, mé sémble

Cadet : O... sustous se pagues une bouteille

D'aquèt boun jus de la treille.

Cadiche : Désempuï mey de soixante ans,

Podes creyre... n'an bis tant et tant,

Dén quet marés de Blanquefort...

Cadet : O... Puï de pu fort en pu fort...

Cadiche : Escoute, per parla de tout

N'en bingren jamès à bout...

Parleran, sebos, de Florimond.

Noste récit s'rataou prou long.

y a doun soixante ans à pu près,

(Nostre jény poudéoue agé chez mès)

Un riche bourgès de Bourdéou

Achetait la propriètat de Jalle...

Cadet : O... Cos adare à Moussu Ranvier

Cadiche : Féniras per m’embrouilla.

Parle ou dèche me parla.

Am heït une éntreprise,

Tachen de la féni...

Se bos, pague une prise...

Lou Domaine de Jalle, t'en soubène bièn,

Comprenéoue, pu bas, toute la métadrie,

Désempuï lou Canard jusques aou Padouèn,

Dèn la palu : barrail Acard...

Cadet : Cadiche, caou mémoire qu'as !

 

Cadiche : Dis donc Cadet avant de mourir

Veux-tu que l'on essaie de se souvenir

Nous deux ensemble

Nous trouverons à dire quelque chose il me semble.

Cadet : Oui surtout si tu paies une bouteille

De ce bon jus de la treille

Cadiche : Depuis plus de 60 ans

Tu peux croire nous en avons vu tant et tant

Dans ce marais de Blanquefort

Cadet : Oh de plus en plus fort

Cadiche : Écoute pour parler de tout

Nous n'en viendrons jamais à bout

Parlons si tu veux de Florimond

Notre récit sera ainsi assez long

Il y a donc soixante ans à peu près,

(Notre Eugénie pouvant avoir 6 mois)

Un riche bourgeois de Bordeaux

Acheta la propriété de Jalle...

Cadiche : Tu finiras par m'embrouiller

Parle ou laisse-moi parler

Nous faisons une entreprise

Tâchons de la finir

Si tu veux paie une prise

Le Domaine de Jalle, tu t'en souviens bien

Comprenait plus bas toute la métairie

Depuis le Canard jusqu'au Padouèn

Dans la palus barrail Acard...

Cadet : Cadiche, quelle mémoire tu as !

Cadiche : Dans Parempuyre la palu de Valier

Et pour finir le barraiI Moulinier

Ensemble tant bien que mal

Il y avait près de 900 journaux (300 hectares)

Cadet : Oh il faut avouer, pas vrai Cadiche

Que notre grand Régisseur

Franchement a eu du bonheur

De tomber sur un homme riche

Cadiche : Il ne faut pas nous en plaindre Cadet

Nous travaillions à pleine peau

Lorsque nous étions à notre entreprise

Ps de la moitié de l'année

Mais lorsque l'on était à la journée

On ne mouilIait pas souvent la chemise

Cadet : Je ne peux me rappeler

Quand ce canal creusé de frais

Fut ouvert pourquoi faire ?

Cadiche : Pour donner de l'eau au Marais !

Souviens t-en pour pêcher les sangsues

Il fallait de l'eau !... puis il fallait des bottes

Qui montaient jusqu'à l’entrecuisse

Jamais l'on n'a vu pareil tableau

De Parempuyre jusquBordeaux

Mais l'on peut dire en vérité

Dans les marais de Blanquefort

Jamais l'on n'a vu une prospéri

Comme elle étais alors... Cré non d'un sort

C'était un sale métier, mais combien il rapportait !

Cadet : (à part) Oui et surtout les sangsues dérobées

Cadiche : Mais après la fortune, il arriva par malheur

La dégringolade des éleveurs

Maintenant la sangsue se meurt

Nous voilà en 64 !... C'est pas le tout

Se dit-il. Il faut pourtant en venir à bout

En été, l'eau est toujours sale

Il faut élargir cette Jalle

Comme une immense dalle

Et que le mascaret

Entre comme chez lui !...

Allons vite ! à l'ouvrage !...

Faisons du Colmatage

Alors il bâtit le rappel

Des hommes de cinquante deux (1852)

A la pioche, à la pelle

Cadet : Oh... tu sais que pour l'aider

Le Gouvernement fit fermer

Le passe de Grattequinat

Qui nous fallut là traverser.

C'est alors que les moustiques

Manquèrent me dévorer

Malgré les acides phéniques...

Cadiche : Alors sagement tant bien que mal

Ils décidèrent de planter quelques artichauts

Alors !... quel travail ce fût

Tout se couvrait d'artichauts.

Ensuite pour les occuper

Il les mena à Valier pour défoncer

Plus de cent journaux de ps

Pour y semer du blé...

Combien il fallut, Cadet d'ouvriers

Après 2 ans de blé, ils plantèrent tout en vigne

Des rangs d'un kilomètre en ligne

Ils continuèrent à payer

Cadet : En quatre vingt un ils vendirent Valier

Cadiche : Nous n'avons pas parlé du barrail Matha

De la Bécassine, ni du Justin

Ni de Fumeau ni du Baladin

Mais si tu veux, nous allons nous arrêter

Nous en aurions jusqudemain

Cadet : Tu as raison... tout à une fin

Vidons ce verre de vin.

Texte extrait : Parempuyre, sa mémoire, ouvrage collectif édité par le Comité d’animation communale de Parempuyre, 1995, p.102-103.

Les équipements sportifs

Il y a seulement une trentaine d'années, les ébats sportifs se pratiquaient sur une prairie du

Bois d'Arboudeau alors appelé « La Réserve ». Cette zone, dépendante du château, était prêtée par le Maire, M. Durand-Dassier. Pour y évoluer, il fallait, parfois, déloger des ruminants au pacage ! Les premiers terrains de football voient le jour en fin des années 60, début 1970. Située au sud du Vieux Logis, une parcelle de 2 ha environ avait été acquise en 1968 en vue de créer un ensemble sportif. Elle est aménagée en trois tranches. La première consiste à débroussailler, niveler, ensemencer. La deuxième est consacrée à l'édification de vestiaires et de douches, la troisième à l'aménagement d'un plateau d'évolution. La même année est projetée l'acquisition d'une aire attenante pour l'implantation d'une maison des Jeunes. Elle ne sera effective qu'en 1971, avec la dotation d'un local « opération 1000 Clubs ».

La même année, l'héritier des Durand-Dassier vend à la commune de nouveaux espaces (un peu plus de 2 ha) pour extension des terrains déjà créés.

Un projet d'édification d'une salle de sports couverte est étudié en 1976, mais les travaux ne débutent que deux années plus tard. C'est le gymnase n° 1 ; polyvalente, cette salle accueille les collégiens, les écoliers du primaire et diverses associations sportives. La vie associative est trèsvivante à Parempuyre et la salle utilisée à temps plein ne suffit plus. Aussi, en 1987, un secondgymnase est édifié. Il est équipé, quelques années plus tard d'un mur d'escalade.

Entre temps, des salles sont rénovées et dévolues aux arts martiaux, en particulier le judo ; cette activité, ancienne sur la commune était, avec le football, la seule pratiquée par la jeunesse sportive de Parempuyre dans les années 60/70.

Tous ces équipements sportifs sont regroupés dans le complexe Léo Lagrange, sur le domaine du Vieux Logis, (surface de 10 ha) cœur du bourg de Parempuyre jusqu'au XVIIIème siècle. De plus, en 1980, des courts de tennis sont équipés, permettant la créationd'associations spécifiques.

Une dizaine d'années plus tard, un terrain de base-baIl et un espace de tir à l'arc sont ouverts près de la Lisière du Vignoble. Un terrain communal dont la propriété foncière découle de l'opération Forêt d'Arboudeau, est transformé en parcours de santé et agrémenté, en bordure de la rue de Bordeaux de deux tables de pique-nique très accueillantes. Ce parcours sportif, qui invite à la promenade en famille, a été inauguré en octobre 1994.

Actuellement sort de terre, sur l'emplacement du « 1000 Clubs » détruit par un incendie il y a quelques années, une structure composée d'un club-house et d'une salle d'arts martiaux.

Texte extrait : Parempuyre, sa mémoire, ouvrage collectif édité par le Comité d’animation communale de Parempuyre, 1995, p.70-72.

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