Les bornes de l’histoire.

 

Pour la fête du quartier, le centre d’animation du Feydit a préparé une exposition sur un patrimoine peu connu. Le projet « Les Bornes débusquées », mené en partenariat avec l'Association du patrimoine de Saint-Médard-en-Jalles, parle d'histoire, de celle du canton tel qu'on ne le connaît pas, celle des limites entre communes, entre seigneuries ou commanderies. Cette exposition est le fruit du travail et des recherches de plusieurs amoureux du patrimoine, de découvreurs et de photographes.

Le temps, les travaux publics ou forestiers font régulièrement tomber des bornes qui datent de plus de trois siècles pour certaines, rendant de plus en plus difficile, voire indéchiffrable l'histoire des limites communales. Souvent détériorées, si elles ne sont pas ensevelies, elles sont, au gré du temps, récupérées par des particuliers, déplacées ou simplement mises de côté. Une de ces bornes a été retrouvée, coupée en trois, servant à maintenir un pressoir à Magudas. D'autres décorent des jardins. D'où l'idée de les préserver, idée qui a germé dans la tête du petit groupe de travail du centre d'animation de Feydit. C'est en partant des bornes qui séparaient Saint-Médard-en-Jalles de sa voisine Martignas que la quête commence. C'est aussi l'histoire d'un long procès de 250 ans entre les deux communes pour en fixer avec certitude leurs limites. Un peu plus vers l'Est, ce sont les bornes seigneuriales qui séparaient le fief du Thil et celui de Veyrines.

Cette exposition s'attache à expliquer l'histoire des bornes depuis la nuit des temps, des menhirs jusqu'à nos bornes kilométriques en passant par les milliaires, le long des voies romaines, les bornes royales, ou encore celles qui portent des croix de Malte, des armoiries en forme de croissants (Jurade de Bordeaux), ou les géodésiques qui servent de repères permanents. De fil en aiguille, le groupe de travail a réalisé une très belle exposition avec plus de 30 photos qui expliquent largement l'histoire des bornes, et une carte très précise.

Article du journal Sud-ouest du 22 juin 2011, Catherine Philippe.

 

Les bornes milliaires.

 

Dans la Rome antique, les bornes milliaires étaient des bornes routières en pierre généralement en forme de colonne portant une inscription et destinées à marquer les distances sur le tracé des principales voies romaines d'Italie et des provinces romaines. Comme leur nom l'indique, les distances étaient mesurées en milles romains, soit environ 1 460 mètres. Toutefois dans les provinces gauloises les distances peuvent parfois être exprimées en lieues ; on parle alors de borne leugaire.

 

Les bornes.

 

Les bornes se trouvant sur la commune sont dispersées et se trouvent soit à la frontière avec la commune de Martignas (borne du Nigès), soit à Hastignan ou près de Salaunes...

Les bornes qui délimitaient la commune ou le passage des pèlerins sont au nombre de quatre dénombrées.

 

La borne de Nigès : cette borne délimite les communes de Martignas et de Saint-Médard-en-Jalles. Elle se trouve dans une jalle près de la clôture du CAEPE, en allant à Moulin Bonneau à l'entrée du CAEPE numéro deux dépendant de Martignas. Nous pourrons la voir en suivant le lit de la jalle en partant du CAEPE et en enjambant par  le pont du soldat, on monte la cote la plus haute de Saint-Médard (28 mètres), en plongeant vers la jalle et en la suivant, nous découvrons cette borne enfoncée dans la vase mais pesant tout de même plus de mille kilos…

 

 borne1

 

borne2

 

Informations tirées du site : http://patrimoine.webjalles.org/