La visite de l’évêque en 1734.

 

Le 16 mai 1734, Mgr de Maniban, archevêque de Bordeaux, vint à notre église. Les prédécesseurs immédiats y étaient venus à des intervalles irréguliers ; le cardinal François de Sourdis en 1610, les archevêques de Béthune, d'Anglure de Bourlemont et de Bezons respectivement en 1664, 1691, 1703. « Les visites se déroulaient suivant un cérémonial immuable et protocolaire. Le prélat faisait « l'absoute des vivants et des morts », célébrait la messe et conférait le sacrement de la confirmation à ce qui lui étaient présentés « par le sieur curé ». Après quoi, avait lieu la visite des lieux. Tout y passait : les soleils rutilants dorés aussi bien que l'humble éteignoir. Mgr ne trouvait pas indigne de lui l'examiner les nappes de l'autel et les meubles de la sacristie. Signaler tout ce qui lui paraissait indigne de servir soit au saint lieu soit à l'édification des fidèles... Le prélat se bornait à signaler « aux ouvriers de la fabrique » tout ce qui paraissait indécent. Et par ces termes, ils entendaient blâmer la vétusté ou le délabrement de quelques autels, d'une boiserie ou d'une statue (Mayo, Revue historique, 1914). Un procès-verbal de visite était dressé chaque fois. Un procès-verbal de 1610 n'a pas été consulté. On sait seulement qu'à cette époque il n'y avait pas de régent (maître d'école).

Le procès-verbal de visite qu'a dressé l'Archevêque de Béthune en 1664 ne contient que les détails suivants :

- Ordonnerons que la custode sera en or et qu'il en sera fait une plus grande. Le tabernacle sera doublé par un dedans de satin.

- La petite boîte pour porter au cou sera changée par une autre qui soit plus forte et doublée en dedans.

- L'on fera faire un beau retable au grand Autel avec un beau tabernacle qui sera peint et doré.

- Le marchepied du grand Autel sera agrandi. L'on fera un balustre pour la communion. Les bancs seront reculés (sans doute les bancs du seigneur-baron de Saint-Médard).

- Sera fait un parpaing à la sacristie pour servir de cloison ; on y mettra une armoire à tiroirs pour la garde et la conservation des ornements. Comme aussi sera fait un valet à deux battants pour donner accès et jour dans la sacristie.

- L'autel de Sainte-Catherine sera démoli et la dévotion sera portée à l'autel de Saint-Jean.

- Le degré du grand crucifix sera raccommodé et ledit crucifix repeint ainsi que la couverture qui est au-dessus. Le pupitre à chantre entre eux sera refait et le gradus sera changé.

- Enjoignons au curé faire le catéchisme tous les dimanches au prosne ou à vêpres et de tenir les registres des communions.

- Les degrés de la porte principale de l'église seront refaits et réparés comme aussi les vitraux qui sont cassés en quelques endroits.

- Le chœur de la chapelle Notre-Dame ainsi que la nef de l'église seront lambrissés.

- Le confessionnal aura des jalousies des deux côtés.

- Pour ces réparations les habitants contribueront dans la proportion de deux tiers et le curé l'autre tiers. Fait et ordonné le 7 mai 1664(

G.639 folios 261).

procès-verbal-cérémonial-protocolaire-contrôle

 

Le 16 mai 1734, Mgr de Maniban, archevêque de Bordeaux, vint à notre église. Les prédécesseurs immédiats y étaient venus à des intervalles irréguliers ; le cardinal François de Sourdis en 1610, les archevêques de Béthune, d'Anglure de Bourlemont et de Bezons respectivement en 1664, 1691, 1703. « Les visites se déroulaient suivant un cérémonial immuable et protocolaire. Le prélat faisait « l'absoute des vivants et des morts », célébrait la messe et conférait le sacrement de la confirmation à ce qui lui étaient présentés « par le sieur curé ». Après quoi, avait lieu la visite des lieux. Tout y passait : les soleils rutilants dorés aussi bien que l'humble éteignoir. Mgr ne trouvait pas indigne de lui l'examiner les nappes de l'autel et les meubles de la sacristie. Signaler tout ce qui lui paraissait indigne de servir soit au saint lieu soit à l'édification des fidèles... Le prélat se bornait à signaler « aux ouvriers de la fabrique » tout ce qui paraissait indécent. Et par ces termes, ils entendaient blâmer la vétusté ou le délabrement de quelques autels, d'une boiserie ou d'une statue (Mayo, Revue historique, 1914). Un procès-verbal de visite était dressé chaque fois. Un procès-verbal de 1610 n'a pas été consulté. On sait seulement qu'à cette époque il n'y avait pas de régent (maître d'école). Le procès-verbal de visite qu'a dressé l'Archevêque de Béthune en 1664 ne contient que les détails suivants :

- Ordonnerons que la custode sera en or et qu'il en sera fait une plus grande. Le tabernacle sera doublé par un dedans de satin.

- La petite boîte pour porter au cou sera changée par une autre qui soit plus forte et doublée en dedans.

- L'on fera faire un beau retable au grand Autel avec un beau tabernacle qui sera peint et doré.

- Le marchepied du grand Autel sera agrandi. L'on fera un balustre pour la communion. Les bancs seront reculés (sans doute les bancs du seigneur-baron de Saint-Médard).

- Sera fait un parpaing à la sacristie pour servir de cloison ; on y mettra une armoire à tiroirs pour la garde et la conservation des ornements. Comme aussi sera fait un valet à deux battants pour donner accès et jour dans la sacristie.

- L'autel de Sainte-Catherine sera démoli et la dévotion sera portée à l'autel de Saint-Jean.

- Le degré du grand crucifix sera raccommodé et ledit crucifix repeint ainsi que la couverture qui est au-dessus. Le pupitre à chantre entre eux sera refait et le gradus sera changé.

- Enjoignons au curé faire le catéchisme tous les dimanches au prosne ou à vêpres et de tenir les registres des communions.

- Les degrés de la porte principale de l'église seront refaits et réparés comme aussi les vitraux qui sont cassés en quelques endroits.

- Le chœur de la chapelle Notre-Dame ainsi que la nef de l'église seront lambrissés.

- Le confessionnal aura des jalousies des deux côtés.

- Pour ces réparations les habitants contribueront dans la proportion de deux tiers et le curé l'autre tiers. Fait et ordonné le 7 mai 1664(G.639 folios 261).

Notes du docteur Arnaud Alcide Castaing sur la paroisse de Saint-Médard-en-Jalles sous l’Ancien Régime et sur la commune de la Révolution au XXème siècle, dossier familial, 1946, 270 pages, p.38.