Musées

Le musée Léopold Michel Montoya de Parempuyre

Costumes militaires, décorations, médailles, drapeaux
Le musée vit des dons des anciens combattants.

Musée de Parempuyre - Lieu de mémoire Léopold Michel Montoya - Le musée au milieu du parc sportif Léo Lagrange -- 33290 Parempuyre - Tél. : 05 56 35 34 61 - 05 56 57 00 94 - Permanence le mercredi matin
Horaires : 9h - 12h - Prendre rendez-vous pour visite en groupe.
Des expositions à thème sont organisées à la demande des groupes, en fonction du conflit à commémorer. Département : Gironde - Micro-région : Bordelais

La mémoire des combattants
Le musée de Parempuyre a vu le jour en 2006 sous l'impulsion du président de l'association U.N.C., Daniel Gravereau, ancien pilote d'avions et d'hélicoptères de l'aviation légère de l'armée de terre (A.L.A.T).
L'association des anciens combattants est composée de 95 membres dont une dizaine œuvre pour conserver la mémoire de ces vies honorables parfois sacrifiées au service de La France.
Le président et le conservateur du musée continuent leur action pour pouvoir agrandir le musée parce que les dons affluent de toutes parts et que l'espace de stockage atteint ses limites. Ce n'est pas un combat d'arrière-garde car il trouvera sans doute forces alliées auprès de la municipalité pour pouvoir « déposer les armes ».

Léopold Michel Montoya
Ce lieu de mémoire a été baptisé du nom de l'aviateur parempuyrien mort au combat pendant la première guerre mondiale dans le Montenegro. Des militaires français, en mission au Kosovo ont retrouvé récemment la plaque militaire de notre aviateur chez un antiquaire local. Ils ont racheté cette plaque et l'ont offert au conservateur du musée : un retour au pays après presque 100 ans !

 Le travail de l'association
Les bénévoles de l'association récupèrent des tenues souvent très incomplètes et le but est de retrouver les éléments manquants : képi, béret, boutons, épaulettes, galons, ceinture, dragonne, bottes, souliers...
Ici, la rigueur est de mise pour présenter des tenues véritablement authentiques. On s'adresse aux plus grands spécialistes de l'histoire militaire pour recomposer les tenues telles qu'elles étaient à l'origine.
C'est ainsi que le musée regorge de trésors de guerre : 30 mannequins en habits militaires de toutes les époques depuis 1830, costumes de gardes, drapeaux, médailles, cartes, jumelles, plaques, chaussures, casquettes, masques à gaz, maquettes...


Le Kayak de l'Opération Frankton
L'U.N.C. a terminé la construction de la réplique d'un kayak (sur les plans fournis par l'association Frankton) ayant participé à la célèbre opération Frankton en décembre 1942. Cette opération consista à la mise à l'eau de 5 kayaks (10 hommes) à Montalivet équipés pour détruire des bâtiments allemands stationnés dans le port de Bordeaux. Le kayak est constitué d'éléments de structure en bois repliable et le tout est entoilé d'un tissu étanche en guise de coque.

http:// www.caruso33.net/musee-parempuyre.html

Une collectionneuse d’étiquettes de vins

Michelle Castagnet conserve des dizaines de milliers d’étiquettes de vins, telles des morceaux de notre patrimoine : 80 000 châteaux à domicile.

L’avion, le golf, la bande dessinée et le cheval ont au moins cette chose en commun : chacun a servi de thème pour illustrer une étiquette de vin. Le cheval, chez Michelle Castagnet, se taille même la part du lion avec 15 000 versions différentes pour autant de châteaux. Un hommage, sans doute à son Gavroche, qu’elle posséda jadis dans le pré d’une de ces maisons d’un Médoc qu’elle a toujours habité. Dans sa petite maison de Parempuyre, Michelle, il y a vingt-cinq ans, rendit d’abord service à un de ses amis numismates : « Il m’avait demandé de chercher des étiquettes de vin afin de les échanger contre des pièces de monnaie, ce que j’ai fait, raconte-t-elle. Là, je l’ai prévenu que désormais, je garderai les étiquettes pour moi. » Le coup de foudre avait frappé, pour les couleurs, les motifs de l’étiquette mais avant tout, s’exclame Michelle : « Parce que c’est notre patrimoine ! »

La plus ancienne date de 1864, une de Mouton-Rotchschild, château pour lequel Michelle Castagnet a un faible : Picasso, Dali, Chagall, Miro, Poliakov, Andy Warhol, elle possède toutes ces étiquettes signées de grands peintres, voulues par le baron Philippe à qui, sur le millésime 1987, sa fille Philippine rendait hommage en trois mots : « À mon père ». De 1864, les 80 000 étiquettes de Michelle butent volontairement sur l’année 1980 : « À partir de cette date, précise-t-elle, l’œnographisme manque d’imagination et s’uniformise. »

Bientôt, Michelle Castagnet se rendra au château Barateau, acheté voici deux ans par des Chinois, afin de voir s’il reste l’exception qui confirme la règle : « Barateau, souligne-t-elle, a créé 130 étiquettes de vin différentes pour son château. J’aimerais savoir si les nouveaux propriétaires veulent continuer dans la même philosophie. »

Plusieurs fois par an, venus des Etats-Unis, d’Afrique du Sud, d’Espagne, de Suisse ou des Pays-Bas, les étilabelophiles se retrouvent un peu partout en France. Dans la région, c’est à Floirac, chaque week-end de Pentecôte, que ça se passe. Michelle y sera cette année encore et elle autocensurera quelques-unes de ses étiquettes, un peu trop salées : « La femme, bien sûr, a beaucoup inspiré et mes étiquettes coquines ont toujours du succès, mais certaines doivent rester à la maison. » À Floirac, elle retrouvera Philippe Parès, originaire des Pyrénées-Orientales et sommelier de l’Assemblée nationale : « Évidemment, son métier l’aide beaucoup, sourit Michelle. Sa collection est impressionnante. » Quant à l’avenir de ses dizaines de milliers de petits morceaux de patrimoine, Michelle hésite : « Soit je les vendrai toutes pour mes 70 ans, en février 2014, soit j’en ferai cadeau à la Cité des civilisations du vin. »

Article du journal Sud-ouest du 26 avril 2013, de Xavier Dorsemaine.