Mes souvenirs de Carpinet
Jardinier au château de Montigny, à Blanquefort, mon père, Jean Toulouse décéda en octobre 1942. Quatre mois plus tard, dans les dépendances de ce château, je naissais le 28 février 1943.
Ma mère, Catherine, Henriette Besnier, âgée de 32 ans, veuve, avait deux enfants à charge, Maurice dit « Henri » et moi-même.
En 1946, après quatre années de veuvage, elle se remariait avec un jardinier, menuisier de Bruges, François Maurice Thomila, un cousin par alliance des filles Triat, devenues des épouses Moustier, Pérodeau et Thomila.
François, Maurice Thomila put nous élever grâce à son travail.
En 1951, après avoir habité à Bruges et scolarisé au Bouscat, je revenais à Blanquefort et je fréquentais l’école du Bourg jusqu’en 1957.
De Carpinet, je me rappelle un mur d’enceinte à moitié démoli, un portail en mauvais état, et un logement pour le garde champêtre, Joseph Labat.
Au fond de l’école du Bourg, il y avait les ruines d’une maison envahie de ronces. On ne pouvait pas y pénétrer. C’était sans doute à cet endroit que mon arrière-grand-mère, Marie Cazeaux, l’épouse de mon arrière-grand-père, Arnaud Besnier dit « Arnaudin », tenait son caboulot (photos) dépôt de vin, avec jeu de bourre et de manille. Ceux qui avaient des dettes gravaient des croix sur une poutre.
Marie Cazeaux était surnommée « Marie Chausson » car elle était toujours en pantoufles. Elle fut appelée aussi « Marie tient bon » car elle voulait toujours abandonner son caboulot au regard de son âge. Elle élevait aussi des oies.
Marie Cazeaux eut 9 enfants.
Il y avait aussi de vieilles maisons à Carpinet où vivaient les familles Rondeau, Montet, Besnier et plus tard les Gautrat.
En 1880, la Maison du Patrimoine devint la Mairie de Blanquefort.
Le 31 décembre 1880, naissance de mon grand-père maternel, Arnaud Besnier dit « Henry ».
Pour mémoire, ce fut cette année-là, que l’on fêta pour la 1re fois le 14 juillet.
Texte de Jean-Pierre Toulouse